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Questionnements autour du monde documentaire

Documentaire et démocratie participative

Une idée qui tourne, s’envole, revient dans ma tête. Plonger. Aller sur Google. Taper « Documentaire démocratie participative ». En 0,56 seconde, découvrir 227 000 liens. Fouiller… ne rien trouver de particulièrement excitant (à part les liens qui mènent vers le film Le bien commun de Carole Poliquin). Pourtant, je suis convaincue qu’il faut faire des liens intelligents entre le documentaire et la participation des citoyens au bien-être de leur société. Oui, je me dis de plus en plus que le documentaire se doit d’être à la fois oeuvre et outil de participation des citoyens. Oeuvre, parce que le documentaire constitue avant tout une forme esthétique, un élan de beauté. Outil, parce que le documentaire devient de plus en plus le porte-voix de citoyens émus, inquiets, émerveillés, bref, mobilisés par des enjeux locaux – mais universels. Et le rôle de cinéaste dans tout ça ? Un passeur, celui qui prend par la main, rassure, mais sait aussi laisser aller, ne pas trop dicter le chemin. Au fond, réalise-t-on un film documentaire pour soi (pour assouvir sa curiosité d’un être, d’un sujet, d’un lieu, d’une époque) ou pour mobiliser d’autres que soi ? Quel est l’élan créateur initial ? Me viennent en tête Zana Briski derrière Born into Brothels, Katarina Cisek derrière Filmmaker in residence, Michael Zupraner, Issa Amro, Fawaz Abuaisha, Hani Abu Haykal derrière le projet HEB2… que cherchent-ils à faire au-delà de créer une forme finie autour d’un sujet ? Donner un élan, créer un mouvement, proposer la fuite vers d’autres possibles ? Réflexions à mûrir encore…

mar, juin 30 2009 » Non classé

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